Des histoires ? J'en ai des quintales à narrer avec éloquence, aujourd'hui, samedi à 20h58 (- et combien de secondes ? - Toi, jeune fan, fermes tes muscles labiaux avec énergie tel mon chat joufflu finissant de bailler). Il s'avère que ce jeudi 22 Novembre, à 8h47, un événement sensationel s'est déroulé dans ma vie, et lui a redonné le temps d'une heure le relief qu'elle avait perdu depuis l'époque où je multipliais les frasques. Car j'ai dans le temps eu une inclinaison préoccupante qui consistait à resentir des troubles érotico-sentimentaux à la vue de certaines nymphettes (définies comme telles par pure subjectivé). Ainsi s'explique par exemple l'envoi de roses naturellement flashy à une jeune poupée hypocrite aux cheveux bouclés et au teint bazané, dont je m'étais éppris de manière incompréhensible et incomprise, dans une période où j'étais accros à une émission culturelle nommée Bigdil. Quand elle les reçu, le 14 février 2003, elles avaient été congelées par le froid gerçant dans une envellope en papier craft, et la pseudo-déclaration pitoyable que j'avais griffoné sur un post-it vert fluo fut prise comme une nouvelle preuve de niaiserie par la jeune fille au Q.I. de valeur supérieure à 110, qui éructa sur mon phantasme, d'où d'ailleurs certaines tendances suicidaires de ma part à l'époque.
Mais c'est loin tout çà ! Tu veux des faits ? Des faits frais comme le dernier clip de David Guetta où un surfeur au torse dégarni s'apprète à percuter ultérieurement le postérieur d'une plagiste ultra branchée ? Alors voilà. L'autre matin, je suis parti en scooter au bahut sans mon sac, et ne m'en suit rendu compte quand redescendant les marches de cet établissement astiqué au Monsieur Propre, après avoir appris, ironie du sort, l'abscence d'une enseignante à la voix atypique qui nous fait depuis 51 jours consommer l'anglais moins vite qu'un TER parisien datant de l'ère mitérandienne. Je suis un vain uluberlu, fruit d'un accouchement qui n'aurait jamais du avoir lieu le 31 juillet 1990, car à cause de cet événement qu'est ce que je constate ? Que 6698 jours plus tard j'oublies de remettre avec volupté mon sac démodé sur mes boutonneuses épaules, après avoir enfilé le K-way que m'avais la veille préconisé Sébastien Folin, surnommé "Séb Le toufu" dans le ghetto réunionais ! Épilogue de cette petite fable soporiphique : profitant de l'abscence de l'illustre fonctionnaire anglophone de minimum 52 ans, je suis retourné en hâte à mon domicile (situé à 6,98 km du lycée), sous la pluie, pour y découvrir mon sac, gisant dans le garage tel une âme en peine, à quelques centimètres de la tondeuse de luxe fraichement achetée chez Castorama "y'as tout pour moi".
Alors surtout ne va pas croire cette publicité mensongère, qui par son contenu rend les gens plus niais qu'un gogo dépendant à la fois du tunning, des radios libres et de la méthode Cauet. En plus elle ose sampler un classique du légendaire Patrick Juvet, icône des années 80 qui maîtrisait si bien le playback qu'un membre de son staff technique a fini par témoigner devant caméra cachée qu'aucune trace de salive juvetienne n'avait jamais été trouvée sur les micros en feraille ukrainienne que la superstar utilisait lors de concerts où elle était acclamée par une foule en transe, au bord de la pathologie épiléptique. Ces hystériques inconscients de leurs actes indécents ont d'ailleurs élevé leur progéniture avec la musique du seigneur Juvet, vocaliste virtuose de la variète hexagonale, d'où sans doute le fait que la plupart des enfants issus de l'accouplement de cette minorité soient aujourd'hui caissiers chez Lidl ou Leader Price, et subissent les coups de déprime de clients aux tendances franchement "gangsta", qui n'ont même pas les moyens de se payer des places pour un concert privé de la Compagnie Créole à Melun.
Soulagé d'avoir retrouvé mon sac, precieux césame cousu au Pakistan en 2005, je poussais dans la cour de ma demeure un cri strident, difficile à situer sur l'échelle orgasismique, et retournais tout jovial et triomphal au lycée, prêt à faire de géniaux jeux de mots (du type "orgasismique"), alors qu'un philosophe à la moustache aussi piquante qu'un hérisson sauvage du Caucase poursuivait son dévellopement explicatif sur la notion hegelienne du "Grand Homme". Euphorique, une vanne monumentale m'est alors venue à l'esprit, et je n'ai même pas eu besoin de regarder ton visage angélique d'adolescente studieuse au coeur déjà conquis pour la dénicher. Un africain me flatte : que fait-il ? Il m'amadoue (-Mamadou-).
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